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Quelques témoignages sur l'histoire du peuplement de l'Adrar des Iforas

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Figure ci-contre

 

 

 

Beaucoup de ces gravures d'animaux stylisés sont datées du VI° et II° millénaire avant J.C. Ces représentations d'animaux étaient certainement dûes à des Paléopeuls, ancêtres de certains groupes Peuls actuels.

( Sources : " Gravures rupestres dans l'Adrar des Iforas " de Monsieur Christian Dupuy, Archéologue )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de la collection Lucien Couzet

 

 

 

 Ci-contre ,des gravures du IIe et Ier millénaire avant J.C. Ces gravures représentent un guerrier armé d'une lance foliacée et d'un bouclier.

Cette silhouette est entourée d'animaux sauvages et domestiques.

 

Figure ci-contre

 

photographie de la collection Lucien Crouzet

 

Gravure extraite d'une publication de Monsieur Christian Dupuy, Archéologue

Ce guerrier porteur de javelots serait un aristocrate paléoberbère , ancêtre de certains groupes Touareg actuels , Cette gravure dans l'Adrar des Iforas daterait entre le IV et le VIII° siècle de notre ère.

Peut-on y voir un Protoméditerranéen proche du Capsien progressant d'Est en Ouest à travers le Sahara ?

 

  Photographies de la Collection " Lucien Crouzet "

 

 Ci-desus : Note de l'auteur du document " Lucien Crouzet " en poste en 1930 dans l 'Adar des Ifoghas

 Chassées entre le IV° et le VIII° de notre époque , par les conquêtes Arabes et les rudesses du climat, quelques tribus Berbéres se réfugièrent au Sud du Sahara notamment dans l'Adrar des Iforas.

Selon la tradition Touareg Sadawnata, et selon l'historien Ibn Khaldoun, ces tribus d'origines Ouareba et Djeroua viendraient des Aurès . A la tête de ces clans, d'illustres chefs : Koceila et la Kahéna, reine d'Essouk. 

Dans les années 1930, il existait encore , dans l'Adrar des Iforas, des caravanes typiques, identiques à celles des Aurès, où l'on pouvait voir sur les chameaux, des sortes de chaises.

 

Monsieur Didier NEBOT dans son livre " LA KAHENA reine d'Ifrikia " commente cette tradition des Djeroua dans les Aurès. ( cf. ci-dessous ).

Photo de la collection Lucien Crouzet

 

 

 

Ces émigrés emportèrent, non seulement quelques coutumes et traditions berbères, mais leur langue, la " tamashaq " ( nom féminin qui désigne à la fois la langue et la femme , le masculin étant amajagh ) .

Tamashaq , c'est également le nom que se donnent les Touareg de l'Adrar des Iforas .

Mais surtout , ces émigrés transportèrent leur écriture : les " tifinagh " ( nom féminin pluriel ).

Il s'agit d'un ensemble de caractères qui viendraient de punica : mot latin qui aurait désigné à la fois les écritures punique et libyque, en Afrique du Nord.

Il existait déjà chez les Protoberbères du Nord du Mali : ancêtres de certains de nos Tamashaq, un "subtrat autonome " de graphie s'inspirant de " marqueurs " ( Tatouages, marques de proprièté... ), Certains de ces dessins géomètriques évoluèrent vers les tifinagh modernes .

 

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